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Ar Goell - Ketch Bermudien

argoellCent quatre-vingt-deux, est le nombre record de milles parcourus en une journée par ce joli ketch. Un chiffre dont l'ancien propriétaire, Monsieur Yann-Denez, peut être fier d'autant que la performance lui rappelle les bons souvenirs d'une navigation au débridé sous le vent des Antilles.
« Cela fait quand même 7,58 nœuds de moyenne pour un bateau de 15 tonnes!» On a coutume de dire que« dans une vie de plaisancier, l'homo maritimus connait deux véritables moments de bonheur : celui où il achète son bateau ... et celui où il le revend ! »
L'histoire d'Ar Goell et de Yann Denez, qui commence en 1983 à Palma de Majorque, vient à merveille contredire l'adage. Une petite annonce dans la presse, un coup de téléphone à Raymond Labbé, un voyage éclair en avion et l'affaire est conclue : notre homme, ancien styliste en bijouterie,devient le troisième propriétaire d'Ar Goell. Le bonheur se poursuit par trois années de belles navigations en Méditerranée orientale, dans les îles grecques notamment. Mais Ar Goell a déjà quinze années de mer derrière lui, de sorte qu'une grande révision s'impose, d'autant que notre nouveau propriétaire a l'intention de revoir entièrement la disposition des emménagements.
Ce plan original dessiné par le cabinet d'architecture anglais Buchanan & Partners, a été construit à Saint-Malo par le très sérieux chantier Raymond Labbé et classé 100 A 1 au Lloyd. Il avait été commandé par un couple de retraités anglais, monsieur et madame Cornall, qui mûrissaient des projets de grandes navigations.
Conçu pour la haute mer, Riana- c'était son nom de baptême - fut largement inspiré des motor-sailer américains que l'on construisait dans les années soixante. Son arrière à tableau, sa timonerie et sa barre à roue en témoignent.
Le coup de crayon de l'architecte a cependant été habile pour relancer la silhouette en la dotant notamment d'une belle étrave à guibre finement décorée de deux frises sculptées (elles étaient à l'origine recouvertes d'or fin) et d'un gréement puissant avec un beaupré de belle taille. In medio stat virtus, ici le compromis est une parfaite réussite. Alan Buchanan, longtemps associé à Peter William, est un architecte anglais, aujourd'hui en retraite. installé à Saint-Hélier, sur l'île de Jersey. Très en vogue outre-Manche à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
on lui doit de nombreux yachts de moyen tonnage ou de grande croisière ainsi qu'un monotype de six mètres baptisé Hilbre.
La coque est une construction classique, avec membrures ployées en orme bordées de 27 mm, en iroko pour les oeuvres vives et en acajou pour les œuvres mortes. La variété des essences avait pour but de gagner du poids dans
les hauts. Le tout est riveté cuivre et calfaté en fil de coton. L'ensemble du varangage est renforcé par des tirants en acier. Le pont en contreplaqué de 26 mm, sur barrotage iroko, est entièrement recouvert de lattes en teck de Birmanie. Inutile de dire que le travail, réalisé par l'un des meilleurs chantiers français de l'époque, est irréprochable. Yann garde d'ailleurs les petites découpes ayant servi au passage des capteurs électroniques à travers la coque, comme autant de pièces à conviction pour faire l'éloge de la solidité de cette coque. Les grands travaux de restauration sont donc programmés pour l'hiver 1986-1987. Dans ce but, le bateau est convoyé à Meudon, via Gibraltar, Le Havre et les écluses de Seine. Yann se charge alors lui-même du démontage de tous les aménagements. L'idée était de confier au chantier d'origine le soin de vérifier la coque et de réaliser les travaux d'ébénisterie. Malheureusement, c'était l'époque où Raymond Labbé envisageait sérieusement une cessation progressive d'activité. C'est donc le chantier Moré, à Fécamp, qui se chargera du travail entre octobre 1987 et juin 1988.

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Des emménagements conçus pour la vie en mer

La refonte des emménagements engendra la suppression d'une cloison située en avant du maître-bau.
L'architecte, contacté pour avis, donna son accord. Ladite cloison n'étant pas structurelle, la solidité de la coque ne risquait pas d'être affaiblie. Yann Demez a donc pu réaliser un intérieur à sa main, comprenant un immense volume dans lequel trouvent place le carré,deux couchettes de mer, la cuisine en « u » et un immense réfrigérateur.
Dans le pic avant, un petit cabinet de toilette et une cabine double complétèrent par la suite ces emménagements... On s'étonnera sans doute d'un tel agencement qui laisse finalement peu de place pour des cabines séparées. Deux raisons à cela. La première est liée à la conception même du bateau dans lequel tout le volume arrière est occupé par la cale moteuret de grands coffres de rangement de sorte que la partie aménageable pour la vie du bord est réduite à 6 m 50 seulement. L'autre raison découle du style de navigation entrepris par le propriétaire, de grands périples hauturiers en équipage réduit. Le grand carré, les couchettes de mer et les importants volumes pour stocker les vivres sont alors parfaits (Yann a calculé qu'il était possible d'embarquer et de conserver à bord plus de trois cents repas). Outre ces modifications d'agencement, le bateau a subi à Fécamp quelques autres refontes d'importance. Dans le gréement notamment où la surface de voilure a été augmentée pour arriver à 110 m2 au près: Pour cela, il a fallu abaisser la timonerie et les bômes de 17 cm et ralonger par la même occasion le beaupré.
Le bateau y gagne en puissance mais aussi en élégance, car la timonerie d 'origine était un peu trop présente. Ces modifications du gréement entraînent le renouvellement complet de la garde-robe dont se charge la voilerie Voiles Performances de Lézardrieux. Côté mécanique, le moteur est changé pour un Perkins Prima de 50 ch qui permet, par rapport au bloc d 'origine, de gagner en place et en poids. Le réservoir à carburant est également remplacé par une cuve de 400 litres qui porte l'autonomie à près de mille milles. L'électricité est entièrement refaite à neuf avec quatre batteries développant 460 A/h et les caisses à eau, mal conçues au départ, sont remplacées par deux réservoirs souples de 400 litres chacun.

Quarante mille milles sans incident

En juin 1988, Ar Goell reprend la mer avec au programme des croisières en Angleterre, en Irlande et le long des côtes de Galice. Mieux équilibré, plus puissant, le bateau est un vrai bonheur. Son gréement fractionné, avec trinquette autovireuse et génois sur enrouleur, se manoeuvre parfaitement, même à deux. « C'est un excellent voilier de voyage, assure Yann, doux à la mer, sûr et confortable. » En 1997, il appareille pour trois années de mer. Cap sur le Portugal où il passera deux mois à Lisbonne, puis Madère, les Canaries, Grenade et les Antilles enfin. Le rêve sous le soleil des tropiques et quatre mille milles à travers les îles des Petites Antilles. Le retour de cette «tournée du laitier », comme disent les Anglais, se fera au printemps 1999 avec une escale aux Açores avant d 'arriver à Vannes pour le week-end du 15 août. Au total, Ar Goell aura parcouru près de quarante mille milles sous le commandement de son propriétaire, sans incident majeur autre que deux alertes au cyclone.
Sous voiles, ce ketch fait merveille et les multiples combinaisons qu'offre sa garde-robe permettent d'adapter la voilure en fonction des allures et du temps. Outre la grand-voile sur bôme à enrouleur et l'artimon, le bateau est pourvu d'une trinquette bornée et d'un yankee pour les allures de près, d 'un génois sur enrouleur, d'un fisherman et d 'une voile d 'étai pour les allures de largue, d 'un drifter avec chaussette pour le portant, d'un tourmentin, de trois bandes de ris dans la grand-voile, deux dans l'artimon ainsi que dans la trinquette pour le gros temps. Si avec cela on n'arrive pas à trouver le bon compromis entre confort et vitesse dans les alizés .. .
Certes les manœuvres demandent un peu d'exercice, d'autant que ni les drisses ni les bosses de ris ne sont ramenées au cockpit. Mais le bateau est raide à la toile et ses mouvements en mer sont toujours assez doux de sorte que les déplacements sur l'avant n'ont rien qui relève du tour de force.
Le cockpit profond et la timonerie parfaitement abritée se révèlent pour leur part d'un confort exceptionnel. On y est à l'abri du vent et des embruns tout en veillant la bonne marche du bateau.
Et s'il faut reprendre le réglage des voiles d'avant, pas besoin de sortir car les deux gros winches Meissner sont placés à l'intérieur du cockpit.

Transmission d'Ar Goell

AR GOELL sera racheter en 2008, des travaux importants y seront effectués pour le remettre en état de navigation (pont refait, cockpit, aménagement selon les plan d'origine) cuve à eau et à gasoil refaite, voiles changées . Il partira en 2009 pour un voyage de plus de 6 mois en mer Baltiqueau delà du 60 parallèle Nord (plus de 13 pays au total (Belgique, Hollande, Allemagne, Danemark , Suède, îles Alands, Finlande, Russie, Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne,Royaume Unie) Ar goell sera de retour le 23 septembre 2009 dans son Port d'attache (Douarnenez).Il aura parcouru plus de 5000 milles en six mois.

Adresse

icon-adressAr Goell

Pôle Plaisance Classique
       Port Rhu
       29100 DOUARNENEZ
       France

viber-iconTéléphone

Tél. +33 (0)6 60 47 97 10

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